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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 16:12

Vitraux-N.D-de-SabartComme beaucoup de Sanctuaires pyrénéens dédiés à la Vierge, la tradition veut que l’église de Notre-Dame de Sabart ait été fondée par Charlemagne à l’occasion d’une victoire contre les Sarrazins et l’on évoque à ce propos le nom de Prés Lombard et la découverte, près du chevet de l’église, des squelettes d’immenses guerriers.

Selon une très belle légende, le cheval de l’empereur aurait refusé d’avancer et se serait cabré au moment où une dame resplendissante de lumière aurait apparu à l’emplacement actuel de la chapelle. Charlemagne y conduisit deux génisses blanches et le prodige se renouvela. Le sol aussitôt creusé livra une belle statue de bronze  que l’on dressa sur un autel de pierre où fut gravée l’inscription :

« Notre-Dame de la Victoire »

Par deux fois transportée à l’abbaye Saint-Volusien de Foix la statue, par deux fois, revint à Sabart.

 

Le merveilleux naïf de la légende montre pourtant qu’il s’est passé à Sabart un événement suffisamment important – bataille ou apparition – pour que ce lieu qui n’a jamais groupé que les quelques maisons d’un hameau, soit devenu dès le IX° siècle le centre d’une circonscription administrative et religieuse, le SABARTHES, qui fut à la fois une viguerie carolingienne pour tout le bassin de la haute Ariège, le titre de la première commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1175 et, à partir de 1296, le siège d’un archiprêtré du tout récent diocèse de Pamiers.

Il n’est pas douteux que le culte Marial à Sabart, peut-être primitivement lié à une source miraculeuse (encore signalée au XVII° siècle) et fortement réactivé à partir du XI° siècle comme une étape possible sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, ait été à l’origine de cette importance et de cette célébrité.

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Dès le XIII° siècle, l’église Notre-Dame est en effet une paroisse dont on mentionne le curé en 1104 et son éminente dignité lui fait reconnaître en 1224 un privilège exceptionnel : Lors d’une confirmation des biens de l’abbaye de Foix le pape Honorius III excepte Sabart de tout interdit, même si en cette époque d’hérésie toute la région venait à en être frappée par l’église. Vers 1300 deux moniales y sont à demeure pour entretenir la chapelle qui est l’objet d’une dévotion particulière dans tout le comté de Foix, comme le confesse par exemple en 1323 Arnaud de Verniolle, franciscain de Pamiers qui a pourtant beaucoup vécu et beaucoup péché.

A cette époque la paroisse ne compte guère qu’une quinzaine de feux et autour de la place du marché de Sabart englobe aussi minuscule faubourg du Bout-du-Pont de Tarascon. Le 11 juin 1325 le dominicain inquisiteur Gaillard de Pomiès y recueille la déposition de Pierre de Laurac, un hérétique de Quié.

Le catharisme qui a gagné tellement de terrain dans le Sabarthès provoque très certainement une relative désaffection pour la chapelle qui, en 1343, tombait de vétusté, mais les consuls de Tarascon obtiennent du Saint-Siège le bénéfice d’indulgences pour ceux qui contribueraient à la réparation du sanctuaire.

 

Le XV° siècle, en revanche, semble une période faste. L’église  a deux annexes, Ste-Quitterie face au bourg de Tarascon, et St-Pierre déjà mentionné en 1229 à l’emplacement de la route actuelle en direction d’Ussat-les-Bains. Les gens de la région l’entourent d’une vénération exceptionnelle et une confrérie y organise les pèlerinages car la Vierge, écrit-on , y faisait de nombreux miracles. Mais en 1461 une nouvelle restauration est nécessaire et le pape Pie II y contribue largement an accordant une indulgence de 7 ans et de 7 quarantaines aux pèlerins qui s’y rendraient  pour la fête de la Nativité de la Vierge en donnant une obole pour les réparations. C’est sans doute alors et ainsi que le pèlerinage du 8 septembre prit sa véritable dimension.

Naturellement les guerre de religion lui portèrent un rude coup. A Tarascon la tuerie fut sauvage et le 27 septembre 1568 l’abbé Baron, curé d’Ornolac, fut arrêté par les Réformés et précipité dans l’Ariège, son corps ne put être recueilli que trois jours après et inhumé dans l’église de Sabart. Les protestants qui avaient fait leur temple dans l’église de la Daurade, tinrent la ville jusqu’au 9 juin 1569 où elle fut reprise par les troupes catholiques du capitaine Traversier.

Comme partout ailleurs, les chapelles dédiées à la Vierge furent particulièrement visées par les profanateurs : saccagée et pillée l’église de Sabart eut son toit éventré. « Désormais déserte et sans aucun service pendant de longues années ». Elle ne reçoit plus de pèlerins et les revenus de la cure, déjà très faibles, diminuent encore d’un quart entre 1608 et 1612. Pourtant en 1622  la chapelle Ste-Lucie semble ouverte au culte car on y fait la prise de possession canonique d’un obit. Si nombreux au XVI° siècle dans les testaments des petites gens du Tarasconnais, de Miglos et de la vallée de l’Ariège jusqu’à Ax les legs pieux à Notre-Dame de Sabart sont inexistants pendant un demi siècle et ne réapparaissent vraiment que vers 1630 où ils  l’emportent largement sur les dons à Notre-Dame de Montgauzy à Foix ou de Montserrat en Catalogne.

C’est qu’a cette date le renouveau de Sabart à déjà été mis en œuvre.

 

L’abbé Martial Rivière, sans doute originaire d’Amplaing use de l’entregent de son beau frère maître Raymond Rolland, notaire de Tarascon, pour assurer les travaux nécessaires au sanctuaire. En 1637 – 1638, il fait refaire la toiture, bâtir une tribune au fond de la nef, couvrir la sacristie et réparer les chapelles Sainte-Marie Madeleine et Sainte-Anne. Sur le terrain cédé le 7 mai 1634 par le conseil politique de Tarascon il construisit une maison de retraite pour les prêtres âgés. Dès 1643 il accueille à Sabart deux franciscains du couvent de Toulouse pour assister les pèlerins. La même année, il saisit François de Caulet alors abbé de Foix, d’un projet d’installation d’une communauté de prêtres, mais c’est seulement en 1649 qu’une transaction entre la ville et le prélat admet que l’Evêque de Pamiers y établira les prêtres nécessaires pour recevoir les pèlerins et administrer les sacrements. Caulet contribua sur ses deniers à l’ameublement de l’église et de la sacristie en faisant don de statues , de vases, de trois retables et des ornements liturgiques.

 

De 1624 à 1653, l’abbé Rivière fut l’inlassable restaurateur matériel de Sabart.

 

L’impulsion spirituelle et pastorale devait revenir au père Bartélémy Amilia. Ce Toulousain de 39 ans, curé de Bédeilhac en 1652, arrive à Sabart en 1653, précédé d’une grande réputation de prédicateur. Il a la responsabilité de la première équipe de chapelains réguliers chargés de l’animation spirituelle du sanctuaire et en trois ans de séjour, il réussit à faire de Notre-Dame de Sabart pour le diocèse de Pamiers ce que fut Notre-Dame de Roqueville pour le diocèse de Toulouse où, sous l’inspiration de Mgr de Montchal une communauté de prêtres se formait à la prédication populaire. Dans un contexte difficile, alors que l’autorité Janséniste de Mgr de Caulet laissait au culte Marial aussi peu de place que la doctrine des Réformés, Bartélémy Amilia sait donner à la dévotion pour la Vierge une rigueur sans mièvrerie et une tendresse sans fadeur.

Dans l’occitan des gens du Sabarthés, il compose ou adapte plusieurs cantiques qui donnent très vite au pèlerinage son unité et sa couleur :

« Douço Bierge, jou désiri », « O Bierge sacrado, Maÿre destinado », O Bierge bostro puretat » et surtout le très long cantique pour « lé Pélérinatjé dé Nostro-Damo dé Sabart al dioucèse de Pamyos » dont les couplets ont été chantés jusqu’à nous :

 

 

Chapelle de Notre-Dame de Sabart]« Bel noum qué réjouis

tout aquesté paÿs,

Damo dé la Bictorio,

S’aben pax è santat,

A dious né sio la glorio

E à bostro bountat… »

 

« La fount del prat loumbard

Qué del roc dé Sabart

Tiro soun origino,

Mosro qué sa bertut

Ben d’abé per bésino

La sourço del salut. »

 

 

 

 

C’est de cette façon simple et solide qu’il enracine dans tout le haut comté de Foix une pratique vivante du pèlerinage que n’entameront durablement ni l’indifférence de l’élite intellectuelle ni les meurtrissures de la Révolution.

Dès 1649 Mgr de Caulet voulut ajouter à l’hospice des prêtres retraités une maison de récollection, où tous les ecclésiastiques du diocèse seraient tenus de venir sans frais au moins huit jours par an, et une institut de formation des clercs soues la direction des chanoines réguliers de Chancelade.

Ce triple objectif fit de Sabart la capitale spirituelle du diocèse de Pamiers. Mais en 1663 l’évêque transféra le titre paroissial de Sabart à Ste-Quitterie. Désormais simple annexe, Notre-Dame de Sabart apparut à ses anciens paroissiens de Quié et du Barri du Bout-du-Pont comme une église déchue et ils portèrent leurs protestations devant le parlement pendant plus d’un demi siècle, ce qui ternit quelque peu l’harmonie de cette heureuse fondation. L’évêque passa outre et son successeur Mgr de Verthamon rendit obligatoire pour les futurs prêtres ce stage à Sabart. La reconquête missionnaire du pays par la piété Mariale était bien la directive pastorale la mieux adaptée aux mentalités de l’époque et de la région. Mais après l’installation définitive d’un séminaire à Pamiers, l’institut de formation de Sabart fut définitivement fermé en 1695.

 

            La Révolution causa au sanctuaire les mêmes déprédations que la Réforme. Ses livres furent destinés à une bibliothèque du district de Tarascon, la maison de retraite devait devenir un hôpital général pour les pauvres, mais en février 1793 elle ne servit que de caserne à une compagnie de volontaires qui logèrent leurs chevaux dans la chapelle.

            Le 25 novembre 1794 ce sont encore les hussards du capitaine Berchini qui l’occupent et pillent le mobilier de l’église qu’ils transforment en écurie. Finalement vendues comme biens nationaux le 4 avril 1795 à un aubergiste de Tarascon pour 27500 livres, la chapelle et ses dépendances furent rachetées le 8 août par plus de 200 habitants de la ville, des menuisiers, cordiers, tailleurs, ferbalntiers, couteliers et marchands, perruquiers et tanneurs…, c’est à dire la population la plus modeste mais la plus attachée à Sabart. Cette générosité populaire empêcha de nouvelles profanations.

 

            Le XIX° siècle permet d’enregistrer plusieurs guérisons spectaculaires lors des pèlerinages, notamment en 1818, 1837, 1850, 1860 et 1872 et surtout pendant l’épidémie de choléra de 1854. Parallèlement l’abbé Alexis  Vergé, avec l’aide de ses confrères Authier et Loubet, entreprend une nécessaire restauration des bâtiments, réaménage la maison de retraite et crée une résidence de missionnaires diocésains avec un institut de formation pour les futurs prêtres.

            Le 21 novembre 1860, les Pères de Garaison inaugurent l’œuvre des missions et des pèlerinages mais leur maison est l’objet de multiples tracasseries  administratives à partir de 1881 jusqu’à ce que leur congrégation soit, elle aussi ; victime des décrets de 1903. Confisquée par l’Etat, la maison fut une nouvelle fois vendue aux enchères…

 

            On comprend que ces tribulations aient profondément modifié l’aspect de l’église primitive maintes fois détruite et réparée. Seuls le plan d’ensemble et le chevet extérieur semblent aujourd’hui fidèles à la conception originelle (sans doute du XII° siècle). Voussures, arcs doubleaux, arceaux et  baies sont le fruit de réparations fragmentaires avant la restauration de 1901 qui brisa le rétable et l’autel Louis XV en marbre rose, reprit la façade et dressa le clocheton tandis que l’on refaisait les peintures de l’abside et la plupart des vitraux.

 

            Autrefois sur le maître autel, la statue vénérée de la             Vierge en bois doré dut alors placée à l’entrée de la nef. Ancienne (mais sans doute pas au delà de la Renaissance) elle devint sinon le centre, du moins l’un des pôles de la chapelle de Sabart.

            C’est devant elle que s’agenouillent toujours les fidèles comme l’on fait depuis toujours les gens de la montagne Ariégeoise : il n’y a pas si longtemps, à la fin d’une journée de travail au champs, ils venaient à pied jusqu’à Sabart, passaient la nuit en prière, entendaient la première messe de Nostro Damo dé Septembré et repartaient tranquillement reprendre leur ouvrage où ils l’avaient laissé, avec la simplicité des âmes fortes et pieuses.

 

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Texte inédit de Monsieur François BABY

Ancien professeur à l’Université

de Toulouse-Le-Mirail

 

AD09-ZO1626

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VITRAUX DE SABARTVitraux-N.D-de-Sabart

              L'enseignement de la parole divine                   La guérison du boiteux de naissance             

 

BIBLIOGRAPHIE - ARCHIVES DE L'ARIEGE

 

ZO10/19         Procès-verbal d'une guérison miraculeuse opérée le 14 septembre 1818 à (...) GARRIGOU (Jean-Jacques-Thomas) Sabart, s.d., 10p. - Réimprimé à Foix, sur l'imprimé de M. Manavit, imprimeur ...].      

ZO10/20         Pèlerinage de la paroisse de Saint-Volusien de Foix à Notre-Dame de Sabart, cantiques - Foix, Vve Pomiès, s.d., 16 p., 2 Fiches]        

ZO10/21          Pèlerinage de Sabart 1897 : cantiques Pèlerinage de Sabart 1897 : cantiques - Foix, Pomiès, s.d., 15 p.]        

ZO 18/28         Congrès de Sabart-Ussat, 10 octobre 1905... Pamiers, L. Narbonne, 1905, 50 pages]      

ZO28/30          La chapelle de Sabar - Morel (J.P.M.) -. Saint-Gernain, Toinon, 1868. 12 p. Extrait du journal "L'investigateur" août 1868]        

ZO30/32           Les églises romanes de la vallée de l'Ariège - Lahondes (J. de). - - Tours, Bousrez, 1877, 44 p., ill. - Extrait du Bulletin monumental, 1877]        

ZO40/30            Excursion à Tarascon et Vicdessos le lundi de Pentecôte Guenot (S). Toulouse, Lagarde et Sebille, s.d. 12p. Extrait du Bulletin de la société de Géographie de Toulouse, n° 151]        

ZO1626              Notre Dame de Sabart - BABY (François) - Tarascon, 1981, 8°; 8 pages]        

ZO1668              Notre-Dame de Sabart, fête du couronnement, lundi 7 juin 1954. Pamiers, 1954, in-8°, 9 p.]        

ZO2220              Les églises romanes des cantons de Tarascon et de Vicdessos – JACQUET (Agnès).- B.S.A., 1990, pp. 109-124]        

ZQ23                  La vierge, source de vie et les vitraux de Saint-Pierre à Notre Dame de Sabart (Ariège) -  VIDAL (Georges) Dactyl., 4 p.]       

ZQ260                Les églises romanes du pays de Foix et du Couserans.-1er fascicule , B.S.A., supplément au t.XI, 1907-1908, 80p. ; 2ème fascicule , B.S.A., 1913, pp.83-112.]        

ZQ1174               Eglises Romanes en Ariège : exposition, janvier-mars 1989 – BOULHAUT (J.). - Archives Départementales de l'Ariège- Foix, 1989]        

ZQ1810                Les peintures monumentales du XI° au XVIII° siècle.  [ JAOUL (Martine), DECOTTIGNIES (Sylvie). Ariège - Inventaire général des monuments et des richesses artistiques ...].        

ZQ2087                 Chapelles et sanctuaires dédiés à Marie en Ariège (Lieux et pèlerinages) [ HOMS (Arlette).- Castres, 2011, 29 p., ill., biblio., cartes]        

8°101                    Sabar. Histoire de l'église de Sabar... Documents inédits... relatifs à cette église et à tout le haut pays de Foix anciennement connu sous le nom de Sabartès... GARRIGOU (Adolphe) Toulouse, ...].        

8°884                    Souvenirs d'Ussat [ 8° 884 GUITARD (Dr.) -Toulouse, 1865, in-12°, 172 p., ill.]        

8°1178                  Le sanctuaire de Notre-Dame de Sabart près Tarascon (Ariège) - DUPUY (Le P. Louis) - Nouv. éd. revue et augm. Thouars, 1937, in-16, XVI-104 p.]        

8°1577                  Le mémorial historique contenant la narration des troubles et ce qui est arrivé diversement de plus remarquable dans le Païs de Foix et diocèse de Pamiers depuis l'an de grâce 1490 jusque à 1640 -  DELESCAZE (Jean-Jacques)

8°1624/1                Le registre d'inquisition de Jacques Fournier [traduction], t. I. [ 8° 1624/1 DUVERNOY (Jean) - Paris, La Haye, 1978-1979, 3 vol.]        

1 PER 9/1897          Encore Sabart. Une vieille légende. S.C.D.P., 1897, p. 947-950]         

1 PER 16/1884        Excursion dans la vallée haute de l'Ariège - Congrès archéologique de France, LIe session, Pamiers, Foix, St-Girons, 1884, p. 99-110]         

1 PER 9/1897          Le sanctuaire de Notre-Dame de Sabart  - MAURY (Sabas). S.C.D.P., 1897, p. 832-834, 852-853, 879-880]         

1 PER 3/1930           Les vitraux de N.D. de Sabart [Vidal (Georges) - BSA, 1926-1930, p. 215-222, p.h.t]         

1 PER 9 /1885          Les églises anciennes du diocèse de Pamiers [ LAHONDES (Jules de) - S.C.D.P., 1883-1886]   

1 PER 9 /1887          Nos lieux de pèlerinage  - BARBIER (Abbé) - In "La Semaine Catholique du Diocèse de Pamiers", novembre-décembre 1887, janvier 1888]         

8° 56                        Notice sur la chapelle de Sabar  - GARRIGOU (Adolphe), dans Etudes historiques..., Toulouse, 1846, pp. 5-24]         

1 PER 9/1902            Quelques sanctuaires ariégeois. S.C.D.P., 1902, p. 82-84]   

8° 2622                    Quelques sanctuaires ariégeois [Jalbergue (Abbé Robert) - In "1295-1995, 7° centenaire du diocèse de Pamiers". - Pamiers, 1997, pp. 127-137]         

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commentaires

online credit card processing 14/07/2014 14:27

Thanks for a handy description of the Church of Our Lady of Sabart. I think this is one of the predominant churches where Virgin Mary is respected with all faith. I would love to have a visit over here and if I am lucky, I will visit this year itself.