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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 09:24

Murailles et fortifications Tarascon Ariege 028

 

 

 

Les remparts de la ville construits au 12ème et 13ème siècles étaient entourés de fossés situés sur l'emplacement des boulevards actuels et d'un chemin de ronde appelé Escoussière. Et il semble que la ville et son barri clos étaient percés de cinq portes à la fin du 14ème siècle :

La porte du Mazel Viel au sud et la porte de la Leude au nord de l’enceinte primitive.
Augmenté de la porte de Foix au nord, de la porte du Foiral au centre est enfin, de la porte du grand pont à l’ouest.

 

Depuis fort longtemps la ville ne se distingue plus par ses murailles, mais par ses réseaux (route, rues, eau, gaz, électricité, télécommunications). Son sens de l'ouverture, sa confiance dans l'avenir s'expriment d'abord par les promenades, les bâtiments officiels et les nouvelles habitations établies sur le site des anciennes fortifications.

Une fois les murailles abattues, la zone qu'elles protégeaient devenait la "vieille ville". L'extension de la localité se faisait aux abords des faubourgs et le long des principales voies d'accès.

 

Les riches compoix * de Tarascon de 1649,1651 et le « nouveau livre cadastre » de 1746, mentionnent la rue de la coutsière, aussi orthographiée « la coutcière, la coupciere, la coursière, las escoussières, las escouxieres », las escorsieras en occitan (du latin : excursare, patrouiller),  qui intra muros longeait l’ancien rempart, lui-même mentionné comme « la muraille de la ville ou la baille ».

 

Cette ruelle, était aménagée entre la muraille et la première rangée de maisons à l’intérieur de la ville : « héritiers Arnaud Latrille tiennent maison, teinturerie et jardin au dernier à la rue de la Caussade confront de levant et aquilon la Coutsiere de la ville et la dite porte de la Caussade, midi Jean Bouffartigues et couchant ladite rue … ».

 

 « Jean Gaiilhard, prêtre et docteur en sainte théologie et recteur de la ville de Tarascon, tient une maison presbiteralle dite la crastre avec son jardin au dernier, confront de levant la Coutsiere, midi le cimetière de l’église St-Michel, couchant la rue publique… ». 

 

Et « Raymond Rolland, notaire ; tient maison, patti et jardin à la coutsiere tirant au Castella, confronte du levant la dite rue, midi un patti ou vacant appartenant à la ville, couchant la murailhe de la ville et le rocher du Castella, et aquilon autre patti appartenant à la dite ville et Jean-Paul Cancel, contenant la maison 45 cannes, patti 6 cannes et le jardin 40 cannes… ». AD09_8 J 44 (1651)

 

Sur lequel terrain ou chemin le public passait pour aboutir au foirail et autres rues de la ville : « Messidor An IV, la Nation vend au citoyen Marc Sellier un loupin de terre dit escoussieres de 1 mètre de large par 9 mètre de long, contigu a la maison de l’acquéreur  appartenant à la république… chemin des Escoussières ou des remparts qui est entre la maison ou jardin de Gaubert et le mur de ville, aboutissant à la montée du foirail appelée  las Escoussieres….».(AD09_5 K 188)

 

Si on découvre que ce chemin était fort étroit – 1 mètre – il était aussi parfois couvert. On constate que des maisons sont en appui sur le mur de ville: « Le sieur Jean Vergé, bourgeois ; possède maison, petite basse cour et tinal ou décharge séparée par une rue qui donne communication à la dite décharge au barri clos et devant la fontaine du Morou, le tout confronte du levant las Escouxieres et le mur de la ville ou la maison est appuyée, Midi le sieur Paul Vic marchand, couchant la rue publique ou est la fontaine et le sieur Joseph Lauriol, septentrion la dite rue de la Escouxieres et Jean Fauré Valentin, contient la maison 71 canne 2 tiers, le tinal ou décharge 22 cannes 1 quart… ».

 

« François DAX, bridier ; possède maison et chambre appuyée sur les murs de la ville et à la rue de las Escouxieres passe par le dessous la chambre à la rue de Foix, confronte du levant les Escouxieres, Midi le sieur François PILHES vieux, couchant la rue de Foix, septentrion les Escouxieres et les murs de la ville, contient 27,5 cannes… ». AD09_135 EDT CC3 (1746)

 

Jadis important au regard des défenses de la ville, une partie de ce cheminement réapparaît aujourd’hui avec la destruction d’un ancien bâtiment (garage du Francal) situé au cœur de la rue du  pont. Parfois appelée « chemin de ravitaillement », cette montade abrupte vers le Castella, si caractéristique par ses marches creusées dans la roche, est un témoignage de l’ancien « carrerot de las escoussieres ». Au départ de la rue du pont entre deux maisons, cette passade ou ruelle permettait autrefois de contourner les rochers du château et parvenir à la rue La Caussade.

 

Murailles et fortifications Tarascon Ariege 030Au pied de la silhouette caractéristique du Castella, qui sert d’emblème depuis très longtemps au tarasconnais, un intérêt se dessine pour la conservation de ces vestiges au titre du patrimoine historique.  

 

 

* Les compoix : sont des cadastres (sans plan) de l’Ancien Régime d’une valeur inestimable. Ils sont constitués afin de répartir la taille entre les différents membres de la communauté au prorata de leurs biens.

 

 

 

 

plaque de rue

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 09:52

RIVE GAUCHE

 

LE FAUBOURG

Tarascon Vicdessos et Castella 

Le Faubourg, anciennement « barri du bout du pont », dominé par la tour du Castella, est situé sur la rive gauche de l’Ariège. Il a pris le nom de l’église Sainte Quitterie, ancienne paroisse, qui dépendait autrefois de la châtellenie de Quié et a été annexée à la ville de Tarascon en l’an 1300 par Roger Bernard IV , comte de Foix.

Au contraire de la vieille ville, l’organisation des maisons n’est pas ordonnée et l’agglomération s’étend autour de l’église, jusqu’à un faubourg St-Roch postérieur au moyen Âge et aux abords du village de Quié.

 

Tarascon Les quais et le pontRive gauche, de l’autre côté du pont, le quai de l’Ariège relie le faubourg au reste de la ville. C’était déjà au début du 20ème siècle une voie très passante, jalonnée de nombreux magasins.

 

La place du jardinage s’ouvrait sur le quai de l’Ariège qui mène au faubourg. Elle devait son nom à l’activité qui y régnait deux fois par semaine et les jours de foire. On y vendait essentiellement des légumes et des fruits, les bestiaux étant cantonnés au foirail.

 

Au début du 20ème siècle, cette place était déjà environnée de nombreux commerces, dont la pharmacie et la boucherie, toujours présentes de nos jours et aux mêmes numéros.

 

  Tarascon Rue de la République AD09 - 10 FI 1425

La rue de la République, qui se nommait jadis l’avenue du Faubourg, traversait le quartier Sainte Quitterie et conduisait aux hauts fourneaux. Elle était, et demeure toujours, une rue marchande bordée de maisons bourgeoises qui, pour beaucoup, appartiennent aux plus vieilles familles de la ville. Un rue adjacente porte encore le nom évocateur de rue des rentiers. C’est l’un des plus vieux quartiers du Faubourg.

 

 

 

1862… le chemin de fer arrive à Foix. 1877…le voilà à Tarascon. 15 années pour parcourir 15 kilomètres !

La ligne de chemin de fer Foix-Tarascon, entreprise en 1871, fut ouverte en 1877, ce qui entraîna l’urbanisation du quartier de la Gare.

Tarascon quartier de la Gare

 

Dans le quartier de l’Ayroule, vous avez sous vos yeux l’héritage sociétal laissé par l’industrialisation de la ville au début du 20ème siècle. Pour les besoins de l’usine Péchiney Sabart tout un quartier a été construit pour y loger les ouvriers et cadres supérieurs dans des pavillons individuels.

 

 

L’EGLISE SAINTE QUITTERIE

 

Place Sainte Quitterie et troupeau 

Il a existé trois (voir quatre) églises Sainte Quitterie. Trois fois emportée par les flots de l’impétueuse rivière, et par trois fois elle sera reconstruite en des lieux différents.

 

D'après la tradition, une chapelle Ste Quitterie, était située route d’Arignac en bordure de l’Ariège un peu après la gare, près d’une source ferrugineuse la fount roujo ou de Sancto Quiteyro, aux vertus miraculeuses. La source, un temps oubliée exite bien que cachée. A l'emplacement de l'ancienne chapelle, emportée peut-être, par une inondation, une croix contemporaine, interpelle le visiteur  sur l'emplacement de ce lieu de culte.

La première église Ste Quitterie, construite à l'angle sud-est du barri du Bout pont,   fut emportée, ainsi que le cimetière et les maisons qui l’entourent, par les inondations de 1622 ; elle est attestée dans la documention depuis 1224.

La deuxième, sera construite pratiquement au même emplacement à partir de 1630 à la confluence de l’Ariège et du Vicdessos, face au vieux pont de bois,  (maison famille Bernadac – rue de la république). Elle sera en grande partie détruite par les inondations de septembre 1772.

 

Tarascon - église Sainte-Quitterie 1L'actuelle église Sainte Quitterie est relativement récente. Elle a été érigée sur l’emplacement actuel en 1793. Le moment est-il bien choisi ? en pleine période révolutionnaire et deux jours après la décapitation de Louis XVI et l’abolition symbolique des droits divins. Au sud du royaume de France, Tarascon vivait la pose de la première pierre de l’une de ses église.

Sa construction s’acheva en grand partie (sans clocher) en 1868. Après de multiples péripéties financières  la construction du clocher débutera en 1877 afin de se terminer en 1882.

 

Dans cette église, vous pourrez admirer :

- les vitraux qui datent du 19ème siècle; les tableaux du chœur : la présentation de Jésus au temple, la visite des rois mages, la mort de Jésus en croix, la résurrection de Jésus, l’ascension de Jésus.

- Les deux chapelles latérales : à droite, la chapelle avec une Piéta en bois dorée du 17ème ; à gauche, la chapelle de baptêmes on y trouve la statue de St-Jacques de Compostelle en bois polychrome du 13ème. Le confessionnal qui se trouve au fond de l’église, côté gauche en entrant, date du 18ème.

 

 

LES HAUTS FOURNEAUX

  

Tarascon Rue de la République et Hauts FourneauxAvec  la place de la mine, située sur l’ancienne RN 20, c’est une autre page de l’histoire de Tarascon qu’il faut tourner, et non la moindre, puisque c’est la page du fer.

Depuis l’antiquité, les mines avoisinantes : Rancié, Miglos, Larcat, Rabat, sont connues et exploitées. Au Moyen-Âge, leur production est acheminée sur Tarascon et achetée sur la place de la Mine, par les maîtres de forges de la contrée.

 

Tarascon possède aussi ses forges à la catalane, puis ce furent les hauts fourneaux.

L’installation des hauts fourneaux marque le début de l’industrialisation de Tarascon. Ils succédèrent aux forges à la catalane qui s'éteignirent les unes après les autres, victime de la crise métallurgique de 1884. Tarascon utilise le fer du Rancié dans un premier haut fourneau construit en 1856.

 

Un deuxième puis un troisième seront construits en 1907. Ces deux hauts fourneaux de 50 à 60 tonnes chacun livraient avant la guerre de 14 -18 une moyenne annuelle de 26 à 30 000 tonnes de fonte. Ils étaient munis de machines insufflant de l'air, d'épurateurs, de monte-charge et tous accessoires destinés à assurer la marche continue.

Contrôlant la mine du Rancié depuis 1870, la Société Métallurgique de l'Ariège, fondée sous le Second Empire, possédait ces installations puis fut contrôlée elle-même par la société Commentry-Fourchambault-Decazeville et la société Pont à Mousson.

 

Tarascon les hauts Fourneaux

La crise de 1929 précipita la chute de l'activité métallurgique à Tarascon. 

La fermeture de la mine du Rancié en 1931 s'accompagna de l'arrêt de l'activité des hauts fourneaux de Tarascon en 1932. Ceux-ci seront rallumés en 1939 peut avant le conflit 39-45. Il seront définitivement fermés en 1953. Les deux cheminées derniers vestiges, seront démolies le 2 juillet 1968. Ce jour-là, les tarasconnais ont surtout vu s’abattre le symbole de la richesse industrielle du canton.

 

Les hauts fourneaux se trouvaient sur l’emplacement actuel de la gendarmerie et du collège du Sabarthès.

 

 

LE QUARTIER SAINT ROCH

 

Tarascon - chapelle Saint-Roch années 1930Le quartier Saint-Roch est tout proche du faubourg Sainte Quitterie, situé de l’autre côté de la voie ferrée, avec lequel il communique grâce à un passage à niveau.

 

La chapelle Saint-Roch, aujourd’hui disparue, fut construite sur l’emplacement d’un simple oratoire érigé en 1631 suite à l’éradication d’une épidémie de peste. En remerciement de cette intercession du bon saint, les gens  jetaient à travers de la grille quelques menues piécette que, paraît-il, les chenapans s’ingéniaient à récupérer. Elle a été détruite dans les années soixante dix pour permettre le passage de la RN 20 actuelle.

 

  Tarascon Chapelle Saint-Roch et villa

Le château Piquemal (aujourd’hui manoir d’Agnès) , manoir huppé construit à la fin du 19ème siècle par une riche famille mi-ariégeoise mi-audoise, touchait le quartier Saint-Roch. Il fut racheté par la société Alais-Froges-Camargue lors de son installation à Tarascon en 1928, pour en faire sa maison d’administration et le restaurant des ingénieurs.

 

 

 

Au sud de la ville, l’avenue de Sabart était bordée de jardinets et de seulement quelques maisons et cabanes de jardin.

 

 

L’USINE PECHINEY SABART

 

Tarascon - Péchiney Sabart la construction de l'usine en 1 

En 1928, la compagnie Alais-Froges-Camargue entreprit la construction de l'usine de Sabart après aménagement d'une chute du Vicdessos, affluent de l'Ariège, non loin de l'usine d'Auzat.


 La première coulée de l'aluminium y fut faite en juillet 1929. Sabart a rapidement compté parmi les meilleures unités de production en tant qu'usine neuve (et non aménagée) pour le rendement qu'on attendait d'elle
.

 Les ateliers comme les électrolyses fonctionnaient à "feu continu". Cette continuité technique impose d'avoir en permanence dans l'usine, un personnel suffisant pour surveiller, nuit et jour, la marche des cuves d'électrolyse.

 

Donc, il était nécessaire de retenir à proximité de l'entreprise un noyau de main-d'œuvre qualifiée, formée sur le tas.

 
Tarascon - Péchiney Sabart la Cité St-Roch L'une des premières réalisations sociales fut d'organiser le logement. La compagnie Alais-Froges-Camargue fit construire deux cités: la cité de Sabart sur la plaine de l’Ayroule, celle des ouvriers et la cité Saint-Roch, celle des cadres.

 

En 1929, au démarrage de la toute nouvelle usine de Sabart, on y loge 81,2 % de la main-d’œuvre, à 61 % immigrée.

Ce n’est qu’en 1940 que cette usine électrochimique spécialisée dans l’électrométallurgie se dota d’une fonderie en vue de la fabrication d’alliages d’aluminium.

  Tarascon - Péchiney Sabart l'usine en activité

Cette activité industrielle a représenté , dès le début, une véritable manne économique pour l’ensemble du bassin tarasconnais. On y fabriquait de l’aluminium, ainsi que des chlorates, des carbures, des alliages et du silicium en utilisant la houille blanche (dont on doit l’invention à l’Ariégeois Aristide Bergès dès 1864) grâce aux conduites forcées qui descendaient de la vallée de Vicdessos et à la bauxite exploitée près de Labastide-de-Sérou.

 

 

 

LA CHAPELLE DE NOTRE DAME DE SABART

 

Tarascon église de Sabart façadeCentre d’une viguerie importante, le Sabartès ou sabarthès, qui s’étendait du Pas de la Barre (nord de Foix) aux sources de l’Ariège et du Vicdessos et le long de la frontière d’Andorre, Sabart, abbaye fortifiée perdit de son importance politique au moment de la formation du Comté de Foix (865 –1002).

 

L'église de Sabart, dite "Notre Dame de la Victoire", fut édifiée au 8ème siècle sous le patronage de l’abbaye de St Volusien, suite à la victoire des troupes de Charlemagne sur les Sarrasins le 8 Septembre 778.

La légende raconte qu'après la bataille livrée dans la plaine de Tarascon, le cheval de Charlemagne s'arrêta net à la lisière de la forêt et refusa d'avancer alors que les soldats de l'Empereur poursuivaient les rescapés de l'armée Arabe. Étonné par l'attitude de son cheval, Charlemagne fit creuser le sol à cet endroit et découvrit une statue de la vierge noire. Il fit alors construire une église à cet emplacement, en remerciement de sa victoire.

Mais il est peu probable que ce fut Charlemagne en personne qui livra bataille à Tarascon, car il se trouvait en Août 778 aux alentours de St jean pied de port, situé à 350 km de là. Il s'agissait vraisemblablement d'un de ses pairs, à la tête de soldats Lombards, peuple germain qui occupait le nord de l'Italie, que Charlemagne avait envahi et placé sous ses ordres.

 

En 865, L' église de Sabart fut en partie détruite, puis reconstruite en 1104 et mise à la disposition d'un recteur, M. Raphaël de Mérigard.

 

Mentionnée comme église en 1224 , elle servira de prison en 1345.

Ruinée et incendiée  durant les guerres de religion au 16ème siècle (1568) , par les troupes protestantes du Sieur d'Audou, elle sera reconstruite par M. Martial Rivière, recteur de Sabart, en 1624.

 

En 1676, les bâtiments annexes de Sabart deviennent séminaire.

En partie démolie à la Révolution l’église est vendu comme bien national et s’effondre lentement dans son abandon.

  Tarascon Intérieur église de Sabart

L’impérissable dévotion à notre-Dame vient encore la ranimer et la voici restaurée au milieu du 19ème siècle.

A partir de 1860, elle a servi de collège assuré par les Pères de Garaison (missionnaires diocèse de Tarbes) qui s’y implantent.

Puis, la maison de Sabart (anciennement maison de retraites pour le clergé) est acheté par le département et devient en 1891 « Maison départementale de refuge pour les vieillards ».

 

Cette bâtisse a servi d’hôpital civil réquisitionné en cas de guerre dès 1880, fonctionnant encore dans les années 50 avec une chirurgie assurée par les médecins locaux pour finir en hospice et fermer définitivement dans les années 1970.

 

 

Le 22 Mai 1846, elle est classée monument historique, et ses vitraux le 5 Juin de la même année. Restaurée au 19éme, la façade refaite en 1865, qui ne comportait que la petite porte souligné par un arc à double clivage est « fortifiée ». D’autres travaux importants auront lieu en 1900-1901. Réfection en 1967.

 

L'église de Sabart de style roman est remarquable pour ses restes Carolingiens : fondements, abside et absidioles en cul de four, gros piliers carrés, voûte, etc...

  Tarascon - ND de Sabart - la vierge noire

A l’intérieur se trouve une vierge noire, dont seul la tête est sculptée, est du 16ème siècle, représentant la victoire. Couverte d’un manteau damassé, elle est placée dans un édicule néo-gothique du 19ème siècle qui ne manque pas d’un certain charme. Il faut noter que la statue d’aujourd’hui n’est évidemment pas la statue primitive, mais une vierge costumée, de type espagnol du 16 – 17ème siècles.

 

 

Mais elle possède surtout les deux plus anciens vitraux du Midi de la France, datant du 13ème  siècle, ils ont survécu aux incendies et aux destructions. Ces vitraux, à caractère archaïques, sont situés dans le bas-côté Sud, ils représentent des scènes de la vie de Saint-Pierre . Sur le vitrail du bas, le saint guérit le boiteux de naissance ; en haut, le premier évêque enseigne la parole divine. Ils provenaient de l'Oratoire Saint-Pierre situé en face du pré Lombard, sur la route qui remonte rive gauche vers Ussat les bains entre sabart et le pont d’Alat, détruit par les Protestants en 1568.

L'historien local, Adolphe Garrigou, aurait trouvé des sarcophages près du mur nord de l’église.

 

Au 19ème siècle, Notre-Dame de Sabart rivalisait avec Lourdes pour l’importance de son pèlerinage, le 8 septembre. Cette église a vu six miracles se produire à la fin du 19ème siècle.

Le sanctuaire est encore de nos jours fréquenté par de nombreux pèlerins.

 

 

A COMPLETER

 

 

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 15:33

De la Porte d’Espagne au pont sur l’Ariège

 

LA PORTE D’ESPAGNE

Tarascon place du Mazel VieilNous voici au quartier du Mazel Vieil, l’ancien quartier des boucheries de Tarascon.

Et découvrons la porte d’Espagne (dite aussi du Mazel Vieil ou de Malbec), qui commandait jadis l’entrée Sud de la vieille ville. Cette porte, qui  abrite une fontaine dont  l’eau provient de la montagne de la Bessède, était autrefois pourvue d’un pont-levis et d’une herse. La défense de l’enceinte était augmenté par un fossé  faisant le tour de ville. Aujourd’hui seules les meurtrières rappellent sa fonction défensive. Le petit escalier intérieur donnait accès à la tour de garde et au chemin de ronde qui parcourait le mur d’enceinte et dont un pan est encore visible. tarascon Porte d'Espagne détruite

Cette tour/porte servi aussi de prison, d’école et pendant un certain temps même de mairie. Aujourd’hui elle accueille un dépôt de fouilles archéologiques, de la préhistoire à nos jours. Porte d'Espagne et vieille ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA TOUR DE MOUNEGRE

 

  Tarascon Tour de Mounègre

Située face à la porte d’Espagne, le petit chemin de Cadène "Las Cadenos" (= des chaînes, voir aussi lieu contenant des genévriers - le cade) conduit toujours à la petite tour de Mount-nègré (montagne noire). Transformée en pigeonnier au cours des siècles, les vestiges de cette tour d’observation  se trouvent aujourd’hui enfermés dans une propriété privée.

Cette petite tour fut par le passé un élément de défense en intégrant la petite barbacane qui se trouvait au sud de la ville. Hors des murailles et au cœur des rochers, la-dite barbacane protégeait le chemin du moulin du Pas qui tirait vers le près lombard, Ussat et aussi vers le pont d’Alat.

A l'évidence cette petite tour n'est pas celle qui sera démolie en 1633 par ordre du Cardinal de Richelieu.  Cette autre tour, certainement beaucoup plus grande, était autrefois, propriété des comtes de Foix. On dit même, que Roger Bernard IV y mourut le 3 mars 1302, à la veille de son départ en guerre contre le roi d’Aragon.

La petite tour pigeonnier deviendra, plus tard,  un havre de paix pour le félibre  Paul Dunac dit Pol de Mounègre.

 

L’EGLISE DE NOTRE DAME DE LA DAURADE

 

Tarascon ND de la Daurade et les couvertsL'église de la Daurade, anciennement dédiée à Saint Paul, servi d’église paroissiale au premier bourg médiéval.  Elle a été reconstruite sous le règne de Henri II (1547-1559), sur les ruines d'une église plus ancienne (11ème siècle). Elle tire son nom, la Daourado, qui signifie en langue d’oc « la dorée », de la statue dorée qui orne la chapelle de gauche.

 

 

 

Le chœur, meublé d’un très grand retable du 17ème siècle en bois doré, encadre cinq tableaux aux dimensions imposante de l’école toulousaine datant du 18ème  siècle. Et deux bancs style Louis XIII à dossiers en chêne sculpté représentant des fleurs entrelacées, œuvre due à un artisan anonyme du 17ème  siècle. Au 18ème  siècle, l'édifice fut profondément repris après les dégâts dus aux guerres de Religion. En effet, l’église dévastée en 1568, 1582, puis affectée au culte protestant, lors du synode de Ste-Foy en Agenais, ne sera rendue au culte catholique que le 2 mars 1599. Tarascon Porte de ND de la Daurade

De l'ancienne église il ne reste que le portail d'entrée à deux voussures en arc brisé, refait au 18ème siècle et d’inspiration 13ème siècle. L'église est entièrement lambrissée de noyer.

Limiter cette église au plaisir des yeux ne serait pas digne de ce monument dont les éléments intérieurs sont classé M.H. par arrêté du 13 novembre 1990 ! car son exceptionnelle qualité sonore lui vaut aussi d’être régulièrement choisie pour donner lieu à des concerts.

 

Tarascon place des couverts

 La place de la Daurade (place des Couverts) a été rebaptisée place Garrigou en hommage à Félix Garrigou, érudit local né à Tarascon en 1835. Spéléologue et préhistorien, professeur à la faculté de médecine de Toulouse, il a fait au cours de sa vie de nombreuses communications et publications sur l’histoire et l’archéologie locales.

C’est sur la place de la daurade, sous les couverts du 16ème siècle, que se situait la mairie entre 1830 et 1885. C’est là aussi, que depuis des temps immémoriaux, se tenaient deux fois par semaine les foires et marchés.

 

 

 

Tarascon Place des Consuls AD09 - 10 FI 1354La place des consuls, proche de l'ancien foirail, vivait au rythme des tâches agricoles, comme le dépiquage au manège, en dehors des grandes foires du 8 mai et du 30 septembre. Foires qui animaient toute la vieille ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA TOUR SAINT-MICHEL

   vue générale et Clocher Sain-Michel

La tour carrée est le seul vestige de l’ancienne église Saint-Michel. Elle était encore en construction en 1382, et n'était autre que la chapelle du cimetière situé de part et d'autre. Cette grande tour à créneaux, haute de plus de 24.5 mètres, prouve qu'elle avait aussi un rôle défensif puisqu’elle s’insérait dans le système de fortifications de la ville (voir l’amorce des vieux murs de ville sur les côtés). Notons que le choix de la dédicace à Saint Michel est révélatrice de la fonction militaire de l’église car Michel était un saint combattant , souvent adopté au Moyen Âge dans ce genre de monument.

 

Elle fut occupée par les Catholiques en 1561, pour la célébration de leur culte jusqu'au 2 mars 1599, date à laquelle elle redevient chapelle du cimetière. Il n'en reste aujourd'hui que la tour, visible de très loin, qui a été classée MH le 21 décembre 1938. Des fouilles récentes y ont mis à jour des sarcophages ou tombes mérovingiennes. On peut remarquer sur certaines cartes postales du début du 20ème siècle : le toit du clocher, aujourd’hui disparu.

  Tarascon Tour Saint Miche et porte en ogivel

L’église Saint Michel, qui fut construite de très bonne heure dans l’enceinte de la primitive cité, dut être reconstruite vers le 14ème siècle, en même temps que son clocher qui en demeure le seul vestige. Sa ruine totale se produisit dans la seconde moitié du 18ème siècle, car au milieu de ce siècle elle était encore complète, quoique en mauvais état. Elle comprenait une nef et deux collatéraux de longueurs inégales que terminait un mur droit. La nef et le collatéral nord semblent avoir eu trois travées, tandis que du côté sud, le bas côté n’en avait que deux.

Comme beaucoup d’autres église dédies à Saint Michel, celle du Masèl-Vieil était construite au milieu du cimetière. Ce dernier disparu également, mais on a découvert, au 19ème siècle, au pied du clocher, des tombes faites de dalles de pierre qui remonteraient à l’époque mérovingienne, ce qui confirmerait la grande ancienneté du premier sanctuaire élevé en ce lieu.

 

Le clocher qui subsiste, de forme carré, a été construit en moellons, à l’imitation de ceux du Roussillon et de l’Andorre. Il présente deux étages éclairés sur chaque face par des fenêtres géminées de style ogival. Il était naguère surmonté d’une flèche pyramidale en ardoise, aujourd’hui disparu. Si les réparations projetées en 1934 avaient été exécutées, la flèche serait encore debout. Le rez-de-chaussée est couvert d’une voûte en ogives. Sur la clef est représenté Saint Michel.

 

Tarascon Tour Saint-Michel - Cul de lampeL’énigme de la Tour St Michel. Que dire de la présence, à environ 18 mètres de hauteur, d’une pierre en saillie prononcée sur le côté gauche de la face Ouest, celle de la porte ogivale du clocher.

Si on observe bien, il s’avère qu’elle représente une tête humaine portant coiffure. On retrouve une tête identique, appelée cul-de-lampe, dans une des salles de la tour carrée du château de Foix réaménagées au milieu du 14ème siècles. Ces deux œuvres paraissent êtres nées du ciseau d’un même tailleur de pierre.

 

Aussi, lorsqu’on est en bas, le jeu consiste à chercher le baphomet ! Selon la légende la tête sculptée au niveau de la première ouverture, indiquerait la direction du Graal.

 

Véritable lien entre le passé et le présent, la tour reste un lieu central associé aux traditionnelles foires du 8 mai et 30 septembre.

 

 

L’AVENUE DU FOIRAIL

  Tarascon Avenue du Foirail ou François Laguerre

L'avenue du Foirail se situe à l'emplacement même de l'ancien fossé de la ville. Aujourd’hui, baptisée avenue François Laguerre, elle est si colorée et si bruyante le 8 mai et 30 septembre, pendant les grandes foires qui précèdent et suivent la transhumance du bétail. Et aussi, le premier dimanche d’août, à l’occasion des grandes fêtes annuelles.

 

 

 

 

   

LA HALLE AUX POMMES DE TERRE

 

Tarascon Halle aux pommes de terreCe bâtiment entièrement construit en pierre date de 1905. Il abritait initialement le marché aux pommes de terre ainsi que certaines foires de la ville. Il se trouve avenue François Laguerre à Tarascon/Ariège et vient d'être entièrement réhabilité.

 

 

 

 

 

 

 

LA PORTE DE LACAUSSATarascon Porte du Foirail ou LacaussadeDE

 

C’est l’ancienne porte du Foirail. Certainement, construite à l’époque de la seconde enceinte (13ème siècle). Aujourd’hui dite La Caussade, c’est à dire la chaussée, la grande route. A signaler que cette tour-porte sera affermée au 18ème siècle par la famille Fauré Lacaussade.

Ce fermier fera subir d’importantes réparations à la tour de cette porte. Avant d’être en partie démolie au 18ème siècle à la demande des consuls de l’époque.

Devant son arc surbaissé vous marquerez un arrêt et découvrirez une belle image du Castella. En passant dessous, vous bouclerez par la rue du Barri et la rue du pont Vieux, votre visite de la vieille ville.

 

 

 

 

 

 

LE PONT DE TARASCON

  Tarascon Pont et Castella

Le grand  pont de pierre à trois arches fut inauguré en 1830. Tarascon Le pont

Il remplaça une ancien pont de bois détruit et reconstruit plusieurs fois au cours des siècles. On peut encore deviner son emplacement 50 m en amont du pont actuel, dans le prolongement de la rue du Pont Vieux.

Après le pont, empruntant l’avenue de la Gare le long du quai, les voyageurs pouvaient accéder à pied à la gare distante de quelques centaines de mètres seulement.

 

 

BONNE  VISITE  DE  LA RIVE  GAUCHE !

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 16:56

RIVE DROITE

 

De l'avenue de Foix au château de Lamotte

 

 

L'AVENUE DE FOIX

 

Tarascon Avenue de Foix et CastellaLorsque l’on arrivait à Tarascon par l’ancienne nationale 20, tout au fond de l’avenue de Foix, le Castella semblait accueillir les voyageurs.

Comme son nom le laisse deviner, l’hôtel de la Poste est un ancien relais de poste. Au début du 20ème siècle, il mettait à la disposition de ses clients un garage aménagé pour les premières automobiles.

 

 

 

 

LA PLACE DE LA HALLE

 

place SamaritaineJusqu’à la récente construction de la voie rapide, l’avenue de Foix, ancien faubourg St-Jacques (l’abbaye de Boulbonne – 12ème siècles - possédait hors la porte une maison qui deviendra beaucoup plu tard l’hôpital St Jacques à l’emplacement de l’actuelle Mairie),  était l’artère principale de Tarascon. Bordée de nombreux commerces, elle aboutissait sur l’ancienne placette de Foix ou du lion d’or (fontaine avec 4 griffons représentant des têtes de lions) , située « hors la porte ». Deux de ces têtes de lions se trouvent, aujourd’hui, dans la fontaine située à l’angle de l’Esplanade de la Liberté et l’avenue François Laguerre. Cette place deviendra au 19ème siècle la place de la Halle et  aujourd’hui la  place Jean Jaurès.

 

Tarascon place de la HalleAu centre de la place de la halle, ou de la Samaritaine, s’élevait autrefois la fontaine Napoléon. En 1839 la ville décida d’ériger sur la colonne de la fontaine une statue en bois de l’empereur.

En 1849, le conseil de ville ayant  connaissance de son état vermoulu prit la délibération de la remplacer par une statue en fonte. Celle-ci trôna sur la colonne jusqu’en mars 1871 ou elle fut déposée et revendu à un ferrailleur à bas prix. Ppour la petite histoire la statue avait était amputée d’un bras  lors des événements de la Commune. Les révolutionnaires auraient associé l’image de l’Empereur des Français à celle de son neveu Napoléon III. Le 16 août 1877 la colonne accueillit une nouvelle statue : une samaritaine (le conseil était alors partagé entre la représentation de la Liberté ou de la France). En 1925 la fontaine fut démolie et la samaritaine rejoint la fontaine de l’actuelle place Garrigou.

La toiture en partie effondrée, la halle aux grains a été rasée en 1971 sur décision du conseil municipal de l’époque. Construite en 1885, elle symbolisait ce qui avait fait durant des siècles la prospérité de la ville : le commerce de la laine et du bétail.

 

LA RUE DE FOIX OU DU BARRI-CLOS

 

Tarascon Rue du Barry

Ne cherchez plus la porte de Foix, située à l’entrée de l’ancienne place forte, au bas de l’actuelle rue du Barri ou Barry, elle fut démolie en 1775 par ordre de l’ingénieur de la Province ainsi qu’une tour à horloge. Les pierres et matériaux furent transportées sur le rocher du Castella et servirent à édifier la tour ronde et à restaurer la porte d’Espagne. Quant à la rue de Foix, elle était ainsi appelée parce qu’elle conduisait jadis à la porte de même nom.

Curieux « barri » qui était au Moyen Âge le quartier extérieur, en dehors des murs de l’enceinte primitive, et ou s’entassaient les petits marchands et les gens de pauvre condition. Au passage, la fontaine du Morou vous racontera, les destructions de la ville. Et tout en haut la porte de la Leude s’ouvrira sur le quartier aristocratique et vous livrera le cœur millénaire de la Cité.

 

LA RUE DES ESCOUSSIERES 

 

Tarascon pont et quai Armand Sylvestre

La rue qui se trouvait à droite et à gauche de la porte de Foix s’appelait la rue des Escoussieres (de coursières. c'était au Moyen-Âge des ruelles situées entre les fortifications et la première rangée de maisons à l'intérieur de la ville), laquelle devenait un peu plus loin la rue des Cussols, l'actuel quai Armand sylvestre, qui longeait l’Ariège. Cette rue des Cussols offrait ceci de particulier que pour atteindre la rue du Pont  on était obligé de passer sous des maisons qui étaient appuyées sur la muraille (murs de ville) qui joint la rivière.

 

 

LA RUE DU PONT VIEUX

 

poterne escalier de ravitaillement (1)Au bout de la rue qui s’abaissait graduellement, un pont en bois et à péage d’une grande importance permettait la traversée de l’Ariège en direction de la rue Ste-Quitterie. Des berges en pente douce et des jardins bordaient la rivière… C’est seulement en 1830 que l’on construisit le nouveau pont de pierre et les deux quais.

Voir la poterne du chemin de ronde (escalier de ravitaillement), qui donne l’assaut au rocher du Castella. Il fut utilisé dans la nuit du 9 juin 1569 par les troupes catholiques pour reprendre possession du château et la ville dont les protestants s’étaient emparés un an auparavant.

 

 

 

 

 

 

LA BORNE FONTAINE DU MORON

  

Tarascon fontaine du MorouLa fontaine du Moron (ou Mourou) est la dernière fontaine à bec à jet continu de la ville. En 1640, elle fut la cause que presque tout le Barry-Clos fut réduit en cendres, par suite d’un incendie très violent qui éclata dans la nuit du 22 au 23 juin au centre de ce quartier . Le fontenier était absent et on ne put ouvrir à temps l’eau qui aurait pu juguler le sinistre. Certains plaisantins à l’esprit macabre affirmèrent : « ...qu’ils ne virent jamais feu aussi gigantesque et spectacle aussi grandiose… et que pour une fois, le Diable devait être content d’avoir pu le soir de la saint jean sauter par dessus un feu digne de lui... ».

 

 

LA FONT DU SAUT

  Tarascon Fontaine du Saut

En haut de la rue du Barri Clos , à l’intersection de trois ruelles se tapit dans une alcôve la fontaine du Saut. D’après l’hydrologue Félix Garrigou cette eau était bénéfique pour le goitre. Certains pensent que se situait à cet endroit le centre d’un oppidum romain. A ce jour  deux becs rouillés, ne demandent qu’a verser dans le bac sec une hypothétique arrivée d’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RUE ET LA PORTE DE LA LEUDE

  

Tarascon Porte de la LeudeCette porte dite de la Leude (ou du Saut), leude signifiant taxe sur les marchandises, se situe au-dessus de la font du Saut. La leude, qui dépend du comte de Foix, rapporte plus de 100 sous toulza en 1262.

Autrefois cette porte faisait corps avec la première enceinte villageoise. Elle était donc l’entrée Nord de la ville avant la création de la porte de Foix (début 13ème siècle), au cours de l’enceinte de réunification avec le barri, futur Barri-Clos.

Tarascon ND de la Suette porte de la leude (1)

 

 

Côté Sud, au-dessus de la porte dans une niche, on trouve une représentation de ND de la Suette. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RUE DE NAUGE

 

Cette rue, proche du coeur historique, se trouvait à droite de la porte de La Caussade et elle revenait vers la place au niveau l'ancienne fontaine de Naugé, aujourd'hui disparue. Elle porte depuis la création du cadastre Napoléonien (1830) le nom de rue des Chapelliers. Aujourd'hui, suite à cette erreur, la rue Naugé remplace l'ancienne rue de la Leude au départ de la porte du même nom. Au cours de la visite, découvrons, d'un coup d’œil furtif, le mystère des caves et le plein-cintre des rez-de-chaussée. Ce style nouveau fut imposé aux boutiques après le terrible incendie de 1701 qui dévora, en une nuit, 86 maisons à pans de bois.

 

 

LA RUE DE LA TOUR

 

Tarascon poterne du Castella dans la montée 3 copieA l’angle presque de la place, vous prenez à droite la rue de la Tour, dont la courbe savante et les larges escaliers vous mènent à la petite poterne du château. Sitôt franchie, l’enceinte de ce qui fut la forteresse, vous débouchez sur le rocher en plein ciel, attiré par une tour ronde. Vous voici maintenant au-dessus de la ville, face à ce grand et merveilleux décor tarasconnais.

A vos pieds, l'ancien castrum accroché à son verrou glaciaire, s’épanche jusqu’à l’Ariège, saute sur la rive gauche, comprime un moment ses maisons, les étales à la fin d’heureuse manière dans le quartier st-Roch et la nouvelle cité Péchiney. De nouveaux axes apparaissent, s’étirent, s’étoffent : route de Foix, route de Saurat, ancienne route d’Ussat. Le collège, la gendarmerie, la nouvelle percée de la RN 20…

 

 

 

 

LA TOUR DU  CASTELLA

 

tour du castellaDu château comtal, mentionné pour la première fois en 1192, il ne reste que des écrits et d'infimes ruines. Elles sont, cependant, suffisamment impressionnantes pour avoir une idée de la puissance de la ville à cette époque. Tarascon était au Moyen Âge, le centre d’une châtellenie, vassale des comtes de Foix. Le châtelain et le bayle agissant au nom du dit comte. Très tôt, vers la fin du 12ème siècle, la puissance seigneuriale est dévolue à la ville et à ses quatre consuls par l'octroi d'un importante charte de coutumes. Le château possède alors une garnison et un gouverneur. Ce château tenait tout le haut des rochers, sur 120 mètres de longueur. Un comte de Foix va y célébrer son mariage, un autre va y mourir. Il sera pris et repris pendant les terribles guerres de Religion qui ravagent le pays.

Au Moyen Âge existait une tour carrée, le donjon castral,  bien plus à l’aplomb du vide que la tour ronde actuelle qui dominait la ville, l’Ariège et son confluent avec le Vicdessos. Au 17ème siècle, Louis XIII, poursuivant son œuvre de réunification nationale, décide de faire démolir la plupart des citadelles du midi. Le château féodal de Tarascon n’échappera pas à cette ordonnance du 8 novembre 1632. Il sera détruit « rez-terre » aux frais de la ville en 1633.

Toujours est-il que la démolition du château eut des conséquences déplorables sur la vie de la cité, ainsi qu’en font  foi les chroniques du temps : «...sa suppression se fit vite sentir : voleurs et bandouliers augmentèrent dans des proportions inquiétantes, il ne se passait pas un jour qu’un délit ne soit commis...».

 

La tour ronde de l’horloge, le Castella, symbole de la ville contemporaine, fut érigée en 1775, comme en témoigne la clé de voûte, sur le rocher autrefois fortifié, à l’emplacement de l’ancien donjon médiéval. Pour cela on va utiliser les matériaux provenant de la démolition de la tour et de la  porte de Foix située au bas de la rue du Barry.

 

Copie--blason-castella.jpgIl en est de même du blason au-dessus de la porte. Celui-ci représente les armoiries de Roger Bernard III (comte de Foix 1265-1302). Mais il est très détérioré, voir peut être vandalisé : « écartelé au 1et 4, d’or, à trois pals de gueules qui est de Foix ; et au 2 et 3 d’or, à deux vaches posées l’une au-dessus de l’autre, la tête tournée vers la gauche qui est du Béarn ». Cette tour, avant de servir de support à l’horloge, servi de « cul de basse fosse ». En effet elle était l’une des prisons mise à disposition des consuls tarasconnais avant la mise en service d’une de ses consœurs dans la nouvelle gendarmerie.

Pendant les guerres de Religion, le rocher du Castella a été le théâtre  d’un drame épouvantable. Le 22 septembre 1568, le sieur Jean-Claude d’Audou, à la tête d’une troupe de protestants, s ‘empara du château et égorgea ses occupants. Le curé Jean Baron, recteur d’Ornolac, refusant d’abjurer la religion catholique, fut jeté du haut du rocher dans un gouffre de l’Ariège.

L’année suivante, dans la nuit de 9 juin 1569, sous le commandement du sire de Montgascon, chevalier de Lapujade, et en représailles du crime sur le curé Baron, les catholiques précipitèrent 66 huguenots dans le gouffre de la Mayré du haut des remparts.

Certains pensent toujours à une possible liaison entre la grotte du gouffre de la mayré et le Castella. Le spéléo club du Haut Sabarthès après exploration réfute cette idée.

La tour possède trois cadrans et si on regarde de plus près on remarquera qu’ils sont tous les trois différents par leurs jeux d’aiguilles.

 

LE CHÂTEAU DE LAMOTTE

 

Tarascon le vieux château de LamotheC’est une ancienne demeure noble, au sein de l’enceinte fortifiée, ayant appartenu à la famille de Miglos, avant d’être acheté par les consuls de Tarascon en 1601. Elle  sera en partie démolie en 1633 sous l’ordre de Richelieu.

En 1578 lors du passage à Tarascon, du roi Henri III de Navarre (futur Henri IV roi de France), c’est dans ce même château qu’il sera accueillit et convié à une collation, avant d’aller découvrir la grotte de Lombrives. Ceci nous fait écrire que le dit château Lamotte devait être plus confortable et en meilleur état que le vieux château comtal.

  Tarascon Château Lamothe vue depuis la rivière

Mais c’est certainement  depuis la rive gauche de l’Ariège que l’on apprécie l’admirable perspective du Castella et l’audacieuse découpe des vestiges du château Lamotte. A la pointe des rochers, ils surplombent les jardins ouvriers que la commune laisse exploiter librement.

 

 

LA  VISITE  CONTINUE  DANS LE PROCHAIN  ARTICLE !

 

 

Crédit photo et cartes postales : Robert-Félix Vicente

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